Les jeunes pas perdus pour le vin

Publié le par NA

Ce n'est pas ce qu'ils boivent le plus mais le vin garde une image positive dans l'esprit des 18-30 ans. Ils sont donc forcément courtisés et le marché a vu fleurir, ces deux dernières années, une brassée d'études se faisant fort de cerner les attentes de ces jeunes consommateurs.
 
Suite de l'article de Frédérique HERMINE - Revue Vinicole Internationale de Juin 2007
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Publié dans Etudes

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jean-charles Botte 03/10/2007 01:22

Bonjour
Je réponds à cet article. Je trouve qu’il  est trop positif. Je suis l’auteur du « guide des vins vivants » aux éditions anagramme, et rédacteur en chef de www.prelitte.com et www.vinpur.com. Voici une partie de l’interview de Michel Issaly (secrétaire des vignerons indépendants). Vous remarquerez que je suis sceptique pour l’avenir des jeunes et du vin.
 
Jean-Charles Botte  : Parlons un peu de notre marché national qui diminue d’année en année.
Michel Issaly : Chez nos voisins européens  (Italie, Espagne, Portugal), ils ont aussi les mêmes difficultés. La société de consommation a créé des goûts sucrés dans les aliments, et les sodas ont concurrencé le vin. Nos jeunes de quinze ans actuellement n’ont pas vu leurs parents boire du vin à table chaque jour.
JCB : Les jeunes ne connaissent pas l’importance du patrimoine français viticole. Nos jeunes sont nuls en géographie, pourquoi ne pas enseigner la géographie viticole à nos enfants pendant leur scolarité ? Ainsi lorsqu’ils seront adolescents, ils voudront déguster ce genre de vin.
MI : Il faut aussi redonner l’envie au gamin de connaître le goût et les odeurs. Les valeurs du goût ne sont plus enseignées à l’école. L’avenir du vin c’est nos enfants. Si nous éduquons nos enfants au goût avec des aliments naturels, ils deviendront des futurs consommateurs de vins. Or actuellement, ils sont habitués aux arômes de synthèse.
JCB : Je ne vois pas les consommateurs de fast-food devenir plus tard des consommateurs de vins. En Allemagne, ils ont développé la restauration scolaire « bio »...
MI : Complètement, il faut que les outils économiques puissent travailler sur les jeunes ; on les a oubliés totalement. C’est grâce à notre génération future que notre métier va remonter la pente et perdurer. Si  les futurs adultes achètent des grands noms, c’est le résultat d’une éducation au goût.
 
 
Oenologiquement vôtreJCB